BELGIQUE :: Coupe du Monde de la FIFA 2018, Martinez : "Thierry Henry est une arme psychologique" :: BELGIUM

Coupe du Monde de la FIFA 2018, Martinez : "Thierry Henry est une arme psychologique"

 belgique,coupe,monde,fifa,2018,martinez,34thierry,henry,est,une,arme,psychologique34,belgium,BELGIQUE :: Coupe du Monde de la FIFA 2018, Martinez : "Thierry Henry est une arme psychologique" :: BELGIUMIl a fallu moins de dix ans à Roberto Martinez pour devenir l'un des entraîneurs les plus réputés de Premier League, avec Swansea, Wigan puis Everton. Depuis début août, le technicien espagnol de 43 ans découvre les joies du métier de sélectionneur avec la Belgique qui a fait appel à lui pour succéder à Marc Wilmots au lendemain de l'élimination en quart de finale de l'UEFA EURO 2016, dont les Diables Rouges faisaient partie des favoris.

"Le talent ne suffit pas", confie Martinez à FIFA.com : une phrase que son prédécesseur avait prononcée à ce même micro en décembre 2014, signe que la problématique belge reste fondamentalement la même : trouver l'équilibre, "le petit plus" mental qui permettront à ce petit pays d'exprimer la grandeur de son football en remportant un tournoi majeur.

Pour y parvenir, Martinez a ses arguments. En quelques mois, cet infatigable travailleur et fin tacticien a remis la Belgique sur des ondes positives en signant le meilleur départ des qualifications européennes pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018 avec trois victoires, 13 buts marqués pour zéro encaissé. Pou FIFA.com, il dresse un premier état des lieux.

Roberto Martinez, avez-vous été surpris quand la Fédération belge vous a contacté ?
  L'essentiel, c'était plutôt d'essayer de comprendre sur quel projet le nouveau comité de la fédération voulait travailler. Une fois que tout ça était clair et que j'ai compris quelle était leur vision, ça a renforcé mon enthousiasme. Je l'étais déjà à l'idée de travailler avec la génération actuelle.

Que connaissiez-vous de la sélection avant ça ?
 Il y a les joueurs de Premier League, en particulier Romelu Lukaku, Marouane Fellaini, ou Kevin Mirallas pour avoir travaillé avec eux à Everton. Je connaissais également très bien les joueurs qui jouent en Italie. En revanche, je connaissais mal ceux qui évoluent en Belgique. Je suis toujours en train de découvrir et je regarde un maximum de matches. Je suis vraiment épaté par la qualité des jeunes Belges et je veux leur offrir l'opportunité d'atteindre l'équipe première. Je cherche aussi à mieux connaître mes joueurs, non seulement sur le plan sportif mais aussi par rapport à l'être humain et l'histoire qui est derrière chacun d'eux.

Comment avez-vous trouvé l'état d'esprit du groupe en arrivant ?
 Les joueurs se connaissent depuis longtemps. Ils ont grandi ensemble et sont heureux de se retrouver. En plus, cette génération a une vraie fierté de représenter son pays. On sait que le niveau est tellement exigeant dans les grand clubs européens que les équipes nationales passent parfois au second plan, mais eux ont toujours un énorme enthousiasme quand ils se retrouvent en sélection. Tout ça rend mon travail très agréable.

Vous avez des joueurs de classe mondiale à chaque poste, ce que peu de clubs peuvent offrir… Le talent est là, mais comme chacun sait, le talent ne suffit pas. Il faut trouver les bons équilibres, sinon on peut facilement s'exposer à des difficultés. Il faut aussi avoir la bonne mentalité pour atteindre des objectifs qui n'ont jamais été atteints auparavant par le football belge. C'est arrivé à beaucoup de pays d'avoir des équipes exceptionnelles qui n'ont pas gagné de grand tournoi. C'est très important de travailler là-dessus.

Comment avez-vous jugé les performances de la Belgique lors de l'UEFA EURO 2016, où elle avait été sortie en quart de finale contre le Pays de Galles ?
 Je ne suis pas du genre à regarder le passé. Je préfère examiner le présent pour voir où l'on peut aller. Lors de mon premier match en tant que sélectionneur contre l'Espagne (match amical perdu 2:0 en septembre), j'ai vu beaucoup d'émotion et de douleur chez les joueurs comme dans le public. Il m'est apparu clairement que la performance décevante à l'Euro avait laissé des traces et qu'il fallait dépasser ça. Je veux une équipe concentrée sur nos objectifs et je ne veux pas laisser le passé interférer avec ce que nous avons à faire. Quand je vois nos trois premiers matches de qualification, je suis fier car nous avons su les aborder avec beaucoup de fraîcheur, de concentration et un très bon état d'esprit. Le passé doit toujours être vécu comme quelque chose de positif, une expérience permettant à chaque jouer de s'améliorer. La façon dont les joueurs ont célébré la victoire contre la Bosnie avec le public montre que tout le monde a surmonté le mauvais souvenir de l'Euro.

Vous étiez habitué à avoir vos joueurs tous les jours en club. Cet aspect vous manque-t-il ?
 Pas à partir du moment où on comprend la nature du travail. Bien sur, je pourrais regretter certains aspects de mon travail en club, mais je préfère être positif et me concentrer sur les bons côtés. Ce que j'apprécie, c'est cette recherche de la précision, de clarté et de concentration sur les courtes périodes où je dispose des joueurs. C'est très différent du travail de club, c'est certain. Mais en football, il faut toujours s'adapter et faire abstraction de ce que l'on a pas.

Trois victoires, 13 buts inscrits, zéro encaissés : aucune équipe en Europe a fait mieux jusqu'à présent…
Nous nous sommes préparés pour ça et nous avons donné notre maximum. Nous sommes satisfaits de la façon dont l'équipe s'est comportée et a su s'adapter à différentes situations mais ce n'étaient que les trois premiers matches. Nous sommes concentrés sur la suite à présent.

Quel est le potentiel de la Belgique sur la scène internationale ?
 Les choses se font en plusieurs temps. Il faut d'abord travailler en interne pour bien jauger les forces disponibles, construire le meilleur groupe possible avec de la concurrence à chaque poste, travailler tactiquement… Ensuite on peut se jauger par rapport aux autres. Le match amical perdu contre l'Espagne a été un bon test. Ça nous a montré d'entrée tout le travail qu'il nous restait à accomplir. Ensuite, participer à un grand tournoi, c'est autre chose. Il y a la pression, le poids de tout un pays… C'est pour ça que ce sont souvent les mêmes pays qui gagnent, parce que c'est une approche psychologique. Il faudra que nous travaillions là-dessus, mais pour l'instant nous n'en sommes qu'à la première phase.

On a pu voir lors de la dernière Coupe du Monde U-17 de la FIFA une très belle équipe belge décrocher la troisième place. Quel est le secret de la Belgique pour produire sans cesse des nouveaux talents ?
 Déjà, il y a énormément de jeunes qui pratiquent le football dans le pays. Ensuite, la formation technique est excellente et la même philosophie est appliquée à tous les niveaux, avec cette volonté de contrôler le ballon et de bien gérer les matches. Enfin, ils ont cette volonté de maintenir une certaine cohésion d'équipe avec chaque génération, dont les joueurs progressent ensemble.

Thierry Henry est connu pour être une véritable encyclopédie du football, quelqu'un de méticuleux et travailleur. Est-il l'assistant idéal ?
 Absolument. C'est un vrai passionné et un fin connaisseur du jeu, attentif à tous les détails. Le football, c'est sa vie. Mais ce qui m'a le plus impressionné, c'est sa capacité en tant qu'entraîneur à transmettre son expérience aux joueurs. Ça, c'est très important. Tout les grands joueurs n'ont pas cette capacité. Thierry a ça naturellement. Nous essayons avec mon staff de couvrir tous les besoins des joueurs et il apporte cette connaissance du très haut niveau parce qu'il sait ce que ça implique de remporter une Coupe du Monde ou un Euro. Il sait aussi ce que c'est d'accomplir quelque chose que les générations précédentes n'ont pas réussi. Thierry est une arme psychologique que nous utilisons le plus possible.

Comment cette collaboration a-t-elle été possible ?
 Je ne le connaissais pas vraiment mais j'ai ressenti une connexion avec lui quand j'étais entraîneur à Wigan et à Everton et qu'il faisait des commentaires à la télévision anglaise. Je sentais à travers ses analyses que nous partagions la même philosophie du foot. Finalement, nous nous sommes rencontrés grâce à des connaissances communes et nous avons discuté. Je cherchais quelqu'un qui puisse apporter cette expérience aux joueurs. En plus, il connait bien tous les joueurs qui jouent en Premier League. Thierry m'est apparu comme la meilleure personne possible pour ce poste et tout s'est fait de manière naturelle.

  • Hits : [ 1458 ] 09 Jul 2018 16:05:00

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