Les entraîneurs camerounais méritent-ils notre confiance ? :: CAMEROON

Les entraîneurs camerounais méritent-ils notre confiance ?

les,entraineurs,camerounais,meritent,ils,notre,confiance,cameroon, Les entraîneurs camerounais méritent-ils notre confiance ? :: CAMEROONLIONS INDOMPTABLES. C’est couramment que l’on entend ici et là, et plus souvent des membres de la corporation, que le Cameroun dispose de très bons entraîneurs de football, qui sont, pour certains, plus capés et plus chevronnés que les expatriés que l’on recrute souvent pour nos Lions Indomptables.

Les exemples nous sont fournis par tonnes : Grande référence, Jean Paul Akono qui n’est plus à présenter, de par sa victoire de Sydney, aux Jeux Olympiques en 2000. Belinga, Djonkep, Omog, Omam, etc. Mais on oublie rapidement que l’équipe de Sydney était composée à 80% de la great team qui venait de gagner la CAN 2000 au Nigeria. Et on oublie surtout de dire, 18 ans après, que certains joueurs avaient dit niet à l’appel de Jean Paul Akono. Passons.

Nous tenons à dire à ceux qui insistent encore sur la priorité aux entraîneurs locaux, en prenant des exemples ailleurs comme en France, en Angleterre et en Espagne , pour ne citer que ces pays-là, qu’ils oublient que la mentalité dans ces pays, n’est pas la même que celle des Camerounais, qu’ils ont la mémoire courte, car tous ces pays ont eu à faire appel à des entraîneurs étrangers pour la reconstruction de leur football et surtout de leur équipe nationale.

Commençons par la France ; ce pays a fait appel à deux entraîneurs étrangers : l’Anglais « Sid » Kimpton alias George Kimpton, lequel a conduit la France à la coupe du monde de 1934 en Italie. Sa sélection est éliminée au premier tour, mais il est surnommé par les Français « le magicien britannique ».

Au début des années 70, l’équipe de France ne gagne plus et est qualifiée de moribonde. Pour y remédier, la Fédération Française de Football fait appel en 1973 au Roumain Stefan Kovacs, un footballeur moyen qui, de 1968 à 1973, affiche un palmarès impressionnant avec Steaua Bucarest et AJAX d’Amsterdam (Championnat et coupe de Roumanie, championnat et coupe des Pays-Bas, Ligue des champions, super coupe d’Europe, Coupe intercontinentale, etc.). Il fera un travail remarquable en France jusqu’en 1975.

Son adjoint n’est autre que le Français Michel Hidalgo qui poursuivra le travail avec succès de 1976 à 1984, avec un premier tour de coupe du monde en 1978, une demi-finale de coupe du monde en Espagne, en 1982, et surtout la victoire à l’Euro 1984. En passant le relais en 1985 à Henri Michel, il devient Directeur Technique de la FFF.

L’Angleterre, après l’échec à l’Euro 2000 à domicile, fait appel, pour la première fois, à un entraîneur étranger, le Suédois Sven-Goran Eriksson qui tient le gouvernail de 2001 à 2006. Le second entraîneur étranger, sélectionneur de l’équipe d’Angleterre est l’Italien Fabio Capello, de 2007 à 2012.

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La grande Espagne utilise comme sélectionneurs étrangers le Hongrois Laszlo Kubala de 1969 à 1980 et l’Uruguayen José Emilio Santamaria de 1980 à 1982. Passons, c’était pour rafraîchir la mémoire des entraîneurs camerounais.

Il est vrai, des camerounais ont conduit notre sélection nationale première :
 - Raymond Fobete (1970), premier tour de la CAN du Soudan ;
 - Jean Manga Onguene (1993-1994) ;
- Léonard Nseké (1994), qualification coupe du monde des Etats Unis ;
- Jules Nyongha (1994-1996), premier tour à la CAN d’Afrique du Sud ;
- Jean Manga Onguene (1997-1998) quart de finale à la CAN du Burkina Faso ;
- Jean Paul Akono (2000) Médaille d’or des jeux Olympiques de Sydney ;
 - Jules Nyongha (2006-2007) ;
 - Thomas Nkono (2009) ;
 - Jean Paul Akono (2012-2013) ;
 - Alexandre Belinga (2015-2016)

Au regard du palmarès de nos compatriotes entraîneurs, seule la médaille d’or de Sydney gagnée par le coach Jean Paul Akono, est la victoire, la seule glanée en 10 passages des locaux à la tête des Lions Indomptables. Maigre, très maigre même, pour pouvoir clamer haut et revendiquer le poste. Le prétexte serait-il qu’on a eu des anonymes expatriés à la tête des Lions (Claude Le Roi, Philippe Redon, Pierre Lechantre et autres), qui ont pour certains donné de bons résultats.

Sur les 77 postulants enregistrés par le Comité de Normalisation, 28 sont de nationalité camerounaise. Pour la première fois, on retrouve autant de Camerounais sur la liste, comme pour faire croire qu’il y a eu une émancipation et un regain d’orgueil des entraîneurs locaux qui, en 2018, semblent nous lancer à la figure, qu’ils n’ont plus de complexe devant les coaches étrangers.

Nous sommes d’accord qu’ils ont la même expertise, sinon mieux que certains expatriés anonymes recrutés pour les Lions Indomptables, certains présentent un bon palmarès au niveau des clubs, même si le niveau de notre championnat est à revoir. Mais cela suffit-il pour qu’ils soient crédibles dans l’esprit des Camerounais, observateurs du football national ? Que non, car nos entraîneurs nationaux, toutes sélections confondues, sont à 99,99% d’anciens et nouveaux fonctionnaires, habitués, que dis-je, forcés de toujours dire OUI, tel qu’inculqué par la hiérarchie.

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OUI, M. le Ministre, OUI, M. le Secrétaire Général, OUI, Chef, OUI, OUI, OUI. Tous ces OUI, pour préserver leur profil de carrière, et en retraite espérer des nominations. Comment aujourd’hui, vont-ils nous faire croire qu’ils ne subiront pas l’influence, de cette même hiérarchie omniprésente. Oui, comment peuvent-ils nous convaincre de leur intégrité, quand on sait, le dernier Montaigu en exemple, qu’ils ont installé des comptoirs dans leurs sélections. Oui, comment compte-t-ils se débarrasser de leur vieille habitude d’arnaquer les sélectionnés.

Pour rester objectif, nous refusons de manquer de respect à certains entraîneurs locaux qui sortent du lot, en citant en désordre Onana Vincent, coach de formation et Nguidjol Albert de Bodipo qui ont eu le toupet de dire NON au Ministre Joseph Owona, Joseph Marius Omog qui a préféré quitter le système pourri du football camerounais pour aller gagner la Coupe de la Confédération avec le AC Léopards du Congo, Jean Paul Akono dont on connaissait bien le caractère trempé et rebelle dans les années 2000, et bien d’autres. Mais la majorité est dans le même panier à crabes. Ils se dénigrent, se jettent des peaux de bananes, bref, n’arrivent pas à créer une synergie d’efforts, pour s’imposer avec une association qui aurait pourtant pu être un contrepoids devant la Fecafoot et le Minsep, et à laquelle on aurait pu demander un avis objectif pour le choix d’un sélectionneur national, comme dans d’autres pays.

N’oublions pas qu’il y a des noms, dans tout ce bouillon des coaches camerounais, qui auraient pourtant pu, mis en combinaison, être acceptés, tels Mboma, Omam Biyick, Omog, Towa, Akono, etc. qui ont l’avantage de ne traîner jusqu’à présent, aucune casserole.

A défaut, on continuera à subir encore et encore la présence de coaches expatriés bien qu’anonymes, le Cameroun ne pouvant pas encore débourser de grosses sommes pour des Mourinho, Capello, Guardiola, etc.

Que dire de plus pour les chances à accorder à un entraîneur local pour le poste, sinon qu’elles sont très minces, car ils sont victimes de leurs propres turpitudes.

  • Hits : [ 3703 ] 25 Avr 2018 14:30:00

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