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Volley-ball féminin: Les Lionnes, championnes d’Afrique

cameroun,volley,ball,feminin,les,lionnes,championnes,dafrique,cameroon,CAMEROUN :: Volley-ball féminin: Les Lionnes, championnes d’Afrique :: CAMEROONLes faits par Priscille G. MOADOUGOU

En collectif comme en individuel, le Cameroun prend le dessus avec trois distinctions  ? Les Camerounaises ont remporté leur premier titre continental devant de redoutables kenyanes samedi dernier au Palais des Sports de Yaoundé (3 sets à 0). 

Ala fin de la demi-finale Ca- meroun-Sénégal remportée 3  sets  à  0  vendredi  soir, Tarek Al-Adwar, le respon- sable  de  la  communication  de  la Confédération  africaine  de  volley- ball (Cavb), au  cours d’une  conver- sation à bâtons rompus, affirmait : «C’est  la  génération  dorée  du  Ca- meroun.  Elles  ont  tout  pour  être championnes d’Afrique  demain.  Ce serait  vraiment  dommage  qu’elles
ne le deviennent pas. Elles rateront alors  l’occasion  d’écrire  une  autre histoire du volley-ball du continent».

Tarel  Al-Adwar  avait  donc  déjà  vu ce qu’on  a vécu le lendemain, jour de  finale  entre  le  Cameroun  et  le Kenya. Le tenant du titre, sacré neuf fois Champion d’Afrique, qui affronte le médaillé de bronze de 2015 dont le  seul  objectif    est  de  décrocher son premier titre continental.

Sans complexe, la capitaine du Ca- meroun, Christelle Nana Tchuidjang et ses coéquipières commencent le match. Pendant toute la rencontre, les Camerounaises seront toujours les  premières  à  franchir  les  deux temps morts techniques des diffé- rents sets. Une pression qui a non seulement déstabilisé  l’adversaire, mais surtout permis aux Camerou- naises de gagner en confiance. D’ail- leurs, quand les Camerounaises do- minent à la fin du premier set : 25- 22,  après 27  minutes  de jeu,  tout devient possible. Car, le Kenya vient ainsi de perdre son premier set du tournoi.  Lui  qui  avait  gagné  tous ses précédents matches par 3 sets à 0. A ce moment-là, on est loin de se  douter  que  les  deux  sets  qui vont  suivre  seront  favorables  aux Camerounaises  :  25-19  et  29-27.

Ce dernier aura duré 33 minutes, le plus long de la rencontre. Il  aura  donc  fallu  84  minutes  aux filles de Jean René Akono pour s’im- poser devant l’ogre kenyan. Une vic- toire,  la  première  de  leur  histoire, qui leur a permis de réécrire l’histoire de  cette  discipline  en  Afrique.  En effet,  à  l’issue  des  trois  dernières éditions de CAN, le Kenya a toujours obtenu  le  titre.  Et  on  se   souvient alors  qu’en  conférence  de  presse après le match contre le Sénégal, la capitaine  camerounaise  déclarait  : «Aux  Jeux  africains  à  Maputo  en 2011,  nous  avons  battu  le  Kenya en demi-finale. On va tout donner. A la fin, on verra ce qui arrivera». 

Cerise sur le gâteau : «Ça nous fait plaisir  d’avoir  trois  trophées  [Ndlr. Laetitia  Moma,  meilleure  joueuse du  tournoi,  Henriette  Koulla,  meil- leure  passeuse  et  Raissa  Nasser, meilleure  libéro]  sur  les  sept  dis- tinctions individuelles misent en jeu par  la  Cavb.  C’est  la  preuve  qu’on progresse dans le travail qu’on fait depuis  trois  ans  avec  les  filles  », conclut Charles Kamdoum, le secré- taire général adjoint de la Fédération camerounaise de volley-ball. 

Les récompenses individuelles

1-Meilleure passeuse : Nadège Koulla (Cameroun)
2-Meilleure  serveuse  :  Aya  El Shami (Egypte)
3-Meilleure  réceptionneuse  : Fatou Diouck (Sénégal)
4-Meilleure attaquante : Mercy Miom (Kenya)
5-Meilleure  bloqueuse  :  Edit Wisa (Kenya)
6-Meilleure  libéro  :  Raïssa Nasser (Cameroun)
7-Meilleure joueuse du tournoi : Laetitia  Moma  Bassoko (Cameroun)

Le classement final

1-Cameroun, médaille d’or
2-Kenya, médaille d’argent
3-Egypte, médaille de bronze
4-Sénégal
5-Tunisie
6-Algérie
7-Nigeria
8-Botswana
9-RDC

Le contexte

Un premier titre tant attendu
Josiane R. MATIA

La récolte des récompenses se poursuit pour le Cameroun en 2017 avec le sacre des Lionnes samedi dernier. Les Lionnes ont enfin ouvert leur palmarès.

Il  aura  fallu  attendre  15  partici- pations,  en  18  Championnats d’Afrique des nations de volleyball féminin, pour que le Cameroun bran- disse  pour  la  première fois le  pré- cieux  trophée. 

Christelle  Nana Tchuidjang et ses coéquipières l’ont donc fait le 14 octobre 2017. Une date à retenir, après des années de quête, marquées par des échecs en finale en 1999 et 2013. Cerise sur le gâteau, les Lionnes du volleyball seront  du  championnat  du  monde dans un an au Japon, avec le Kenya, finaliste  malheureux.  Une  qualifi- cation qui  s’inscrit dans  la logique des récentes performances de cette équipe. Le Cameroun, numéro 1 en Afrique,  avait  en  effet  un  rang  à tenir. Et leur participation aux der- niers Jeux olympiques (Brésil 2016) et à la World Grand prix témoignait d’un palier de plus franchi. L’équipe avait  clairement  besoin  de  temps pour arriver à maturité et produire des  résultats. Comment  ne pas  se rappeler, dans ce contexte, le vœu du  président  de  la  Fédération  camerounaise  de  volleyball  après  la qualification  du  Cameroun  aux  J.O en  février  2016  ?  Julien  Serge Abouem avait en effet demandé à l’Etat de continuer d’appuyer la dis- cipline pour qu’elle produise des ré- sultats à long terme. On n’aura pas attendu bien longtemps.

On ne peut non plus occulter le fait que cette CAN remportée avec au- torité devant le public camerounais intervient dans un contexte national plutôt  faste  en  matière de  récom- penses sportives. Difficile d’ignorer que cette année 2017 est un grand cru dans ce domaine. Il y a notam- ment eu la coupe d’Afrique des na- tions de football remportée au Gabon en février dernier après 15 ans de disette. Mais on a aussi été témoin de l’éclosion des autres sports sur la  scène  internationale  :  la  boxe avec les victoires aux championnats d’Afrique et une médaille de bronze rapportée  des  championnats  du monde, la lutte et ses lauriers aux Jeux de la Francophonie, l’athlétisme, le  nanbudo,  le  judo,  etc.  Ce  qui  a valu à ces valeureux athlètes la re- connaissance  de  la  nation  entière au cours d’une réception solennelle au  palais  de  l’Unité  par  le  couple présidentiel.

Il  faut  aussi dire  que  le Cameroun se positionne de plus en plus sur la scène  africaine  en  accueillant  de grands  évènements  sportifs  avec succès. Malgré les incontournables manquements, la CAN de volleyball a  été  une  réussite  sur  le  plan  de l’organisation comme l’ont été l’Afro- basket dames  en 2015,  les  cham- pionnats d’Afrique de judo, de nan- budo,  etc.,  mais  aussi  la  CAN  de football féminin en 2016.  De petits essais qui, montrent la voie pour la CAN de football masculin en 2019.

Le Regard de la Rédaction

Héroïques !
Jean Marie NZEKOUE

Elles ont longtemps rêvé de ce trophée et l’ont finale- ment remporté. Les Lionnes indomptables du volleyball viennent ont gagné avec panache la finale du Cham- pionnat d’Afrique féminin de cette discipline en infli- geant  au  Kenya  l’une  des  plus  sévères  défaites  de ces dernières années. L’histoire retiendra que c’est à domicile,  lors  de  la  18 e édition,  que  le  Cameroun  a inscrit pour la première fois son nom au palmarès de la compétition, en mettant un terme à la domination de l’équipe la plus titrée (9 finales déjà remportées). On avait donc des bonnes raisons de redouter ces Ké- nyanes qui ont vendu chèrement leur peau dans un match très serré  où la différence s’est jouée sur des petits détails. Plusieurs fois accrochées, parfois victimes de maladresses et autres déchets techniques qui  ont failli leur coûter cher, les Lionnes ont puisé au fond d’elles-mêmes des ressources physiques et mentales pour  rebondir  et  s’imposer  face  à  un  adversaire  or-gueilleux  qui  a  refusé  jusqu’au  bout  de  rendre  les armes elle-même, la progression vers la finale s’est avérée une véritable course d’obstacles pour Christelle Nana, Laetitia Moma et leurs coéquipières qui ont dû terrasser sur  leur  chemin  des  adversaires  coriaces  comme l’Egypte et le Sénégal.

A chaque fois, l’encadrement technique s’est appuyé admirablement sur un effectif riche et expérimenté pour trouver des solutions ap-propriées. Mais au-delà du résultat (3 sets 0) très si- gnificatif en lui-même, ce sont les circonstances l’ayant accompagné qui laissent croire qu’un déclic salvateur a permis aux camerounaises d’aller jusqu’au bout de l’aventure. Même sans être dans le secret, on ne peut manquer  de  souligner  l’état  d’esprit  exemplaire  qui aura régné au sein de l’équipe tout le long du tournoi et  qui  aura  permis  aux  joueuses  de  surmonter  les obstacles les plus coriaces. Sans minimiser les leçons engrangées lors des J.O 2016 et du stage effectué au Brésil, on peut tout de même souligner que l’attitude des Lionnes et de leurs encadreurs a été exemplaire. Et ce, d’autant plus que le tournoi qu’accueillait le Ca- meroun pour la première fois, ne s’annonçait pas sous des meilleurs auspices.

Malgré des contraintes d’ordre budgétaire et quelques incompréhensions  au niveau de la fédé, les principaux acteurs ont tenu bon, pré servant du coup le groupe des querelles et revendica- tions habituelles qui perturbent souvent nos équipes lors  des  compétitions internationales. Sans  être es- sentielle, la relative sérénité autour de l’équipe aura été un facteur non négligeable pour la victoire finale.

Le Cameroun vient donc de relever le défi de l’organi- sation de la CAN de volleyball féminin. D’où le satisfecit exprimé  par  la  plupart  des  visiteurs  interrogés  qui n’ont pas tari d’éloges sur la qualité de l’infrastructure sportive et de l’hospitalité légendaire  des populations. En transformant l’essai de la plus belle des manières, l’Afrique en miniature s’affirme de plus en plus comme une terre d’accueil des grands rendez-vous sportifs. 

La parole aux acteurs

Propos recueillis par Yannick ZANGA, Priscille G. MOADOUGOU, PGM et Jonathan MBIAOH

Fatou Diouck, capitaine du Sénégal.
«Notre objectif n’a pas été atteint »

«Une  fois  de  plus,  on  échoue  au pied du podium. Je suis déçue parce que notre objectif n’a pas été at- teint. Nous espérions terminer au moins  à  la  troisième  place.  Mais, c’est aussi ça le sport. Sur le plan organisationnel, je suis très satis- faite. Les organisateurs  sont très ouverts.  A  l’hôtel,  tout  a  été  mis en œuvre pour qu’on  s’occupe  de nous.  Les informations nous arrivaient à temps. On sent qu’on a pris soin de nous pendant notre séjour. Et ça compte énormément.»

Edith Wisa, kenyan player.
« Cameroon Was Better Than Us »

«  Cameroon  was  better  than  us today  and  again  the  public  was constantly encouraging them. Lo- sing is difficult but we are going to work harder to have our revenge against Cameroon and regain our title in two years. I am also satisfied for my distinction as best blocker of the tournament. It was a good experience in Cameroon ».

  • Hits : [ 2127 ] 16 Oct 2017 13:48:00

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