CAMEROUN :: Témoignage.  Aux sources de la gloire: Bassogog est un voyageur ! :: CAMEROON

Témoignage. Aux sources de la gloire: Bassogog est un voyageur !

cameroun,temoignage,aux,sources,gloire,bassogog,est,voyageur,cameroon,CAMEROUN :: Témoignage.  Aux sources de la gloire: Bassogog est un voyageur ! :: CAMEROONTchaptchue Micheline, la mère de Christian Bassogog a voyagé avec son fils sans passeport. Sa petite carrière de footballeur l’a déjà vu oeuvrer dans quatre continents à seulement 21 ans.

Les portes sont grandement  ouvertes à tous ceux des visiteurs de la famille Bassogog, au quartier Nganguè à New Bell dans la ville de Douala. Micheline et Samuel Bassogog, les parents du meilleur joueur de la CAN 2017 vous accueillent avec joie. Le sourire de la maman est si grand que nous lui demandons si elle nous attendait et si elle sait pourquoi nous sommes là : « Mais je vous connais. Je vous ai souvent vu à la télé, et je vous ai vu très actif à Limbé lors d’un match des espoirs », ditelle d’emblée au reporter du Jour. Ce match qu’elle évoque remonte à novembre 2016. Les U 23 du Cameroun affrontaient alors leurs homologues marocains, et la maman de Bassogog l’avait suivi jusqu’à l’hôtel après le match malgré la défaite (2-3) des Lionceaux. Nous avons donc le bénéfice d’être connu avant, ce qui nous donne droit à un échange profond.

« Je ne vends plus les bâtons de manioc avec le haricot et les frites, Christian Bassogog a tout acheté. » La maman est aujourd’hui la ménagère qui s’occupe de sa grande famille, avec les moyens envoyés par le désormais chef de la famille Christian Bassogog. Le statut du garçon a subitement changé : « J’ai sept enfants, Christian est le 5ème. Il a deux petits frères Cédric et Maxime (tout juste de retour de Montaigu avec les U 16). Mais maintenant, c’est lui qui est le chef de famille. » Une position que ne discute pas le père Samuel Bassogog, assis dans un coin de la maison le sourire aux lèvres. Ce  qinquantenaire n’a plus trop besoin d’aller ouvrir son comptoir de vente de fleurs au marché de Bonanjo. « Je crois que pour l’instant, je suis trop sollicité comme étant le papa de Christian Bassogog, et cela ressemble à une profession. Je suis très fier de mon fils. Comme vous, bon nombre de journalistes venus de partout arrivent ici et sollicitent le père que je suis. Si je suis absent, ce ne sera pas la même chose. » Ni Djomo Bassogog Briadly son grand frère parti en France depuis plus de cinq ans, ni Hermann Bassogog, qui s’est essayé comme défenseur latéral en Ligue 1 avec Douala Athletic Club 2000 ne peuvent lui discuter le statut de chef incontestable de la famille aujourd’hui.

Et pourtant, la route n’a pas été tracée pour ce footballeur révélé au monde entier lors de la CAN 2017. Sa maman se rappelle les moments difficiles du gosse : « Mon fils m’avait dit maman, le football c’est ma passion, je vais le jouer. Il a été sélectionné pour la Fundesport quand on ferme la structure pour la transférer au Gabon.

Fundesport fermé, son coach Diallo Siewe le prête à Lion Blessé de Fotouni. Et après un an, on lui propose un contrat, son coach refuse. Puis il y a eu un test raté à Paris, puis un retour et le stress. Il repart pour les USA, et signe en 3ème division aux Wilmington Hammerheads.

Un an plus tard, il est sollicité en Europe au Danemark. Il n’aura passé que deux ans à AaB Aalborg. Après 32 matches en 1ère division danoise, il y a eu la CAN et une signature au Henan Jianye FC de Chine.

Depuis l’enfance, Christian Bassogog m’a toujours fait voyager. Sans avoir pris un seul avion, j’ai déjà été dans quatre continents. » Très tôt, il est le fils que le couple Bassogog accepte d’envoyer chez sa tante à Bandja, une petite bourgade dans le haut-Nkam. « Son père est Bassa’a, moi je suis Bamena, mais lui il parle très bien le Bandja. Depuis très petit, il a commencé à apprendre des choses que certains trouvaient difficiles. Je sais qu’il fera encore des choses étranges dans le football. » La maman du meilleur joueur de la CAN 2017 entraine toute sa famille dans un autre exercice pour la protection de son fils : « Toute la famille est en prière, nous avons commencé le jeun cette semaine. Nous prions pour que Christian ne soit pas détourné ni par les amis, ni par autre chose qui pourrait nuire à sa carrière. »

A quelques semaines de la coupe des confédérations, les parents de Bassogog sont les premiers supporters des Lions Indomptables, et croient dur comme fer que les Lions feront la même sensation qu’au Gabon : « Personne ne les attendait au Gabon, aujourd’hui, on dit encore que ce sont de très grandes nations de football qu’ils vont affronter là-bas en Russie, en oubliant que c’est parce qu’ils sont aussi grands qu’ils ont gagné le droit d’y participer.» Samuel Bassogog sait que son domicile sera transformé en fan zone des Lions Indomptables, pendant la prochaine coupe des confédérations de la Fifa.

  • Hits : [ 4317 ] 09 Jun 2017 13:42:00

REAGISSEZ A CET ARTICLE


Cameroun Vs Zimbabwé le mardi 10 janvier dès 18 heures
Publicité
Publicité