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Tripartite: Fifa, Fecafoot, Abdouramane et cie (le dossier du jour)

suisse,tripartite,fifa,fecafoot,abdouramane,cie,dossier,jour,switzerland,SUISSE :: Tripartite: Fifa, Fecafoot, Abdouramane et cie (le dossier du jour) :: SWITZERLANDLes enjeux de la rencontre du 8 juin à Zurich.

Evocation. Les acteurs du football camerounais sont englués dans un interminable processus électoral depuis 2013. Retour sur ces épisodes, et le rôle de l’instance mondiale du football.

La fin de l’olympiade 2009 – 2013 marque le début d’une interminable crise à la Fédération Camerounaise de football (Fécafoot). Tout commence le 24 mai 2013 lorsque la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), annule les élections dans neuf régions sur dix (excepté l’Ouest) suite à l’annulation des textes ayant conduit le processus électoral dans les ligues régionales et départementales. Ceci à la suite de sa saisine par Etoile Filante de Garoua, représentée par son président Abdouraman Hamadou. A ce moment, il se pose un problème de l’article 4
des statuts dans les ligues décentralisées.

Cette disposition qui était contraire aux recommandations de la Fifa à la tripartite de Zurich en novembre 2004. Selon l’une des résolutions de cette tripartite (Fécafoot, gouvernement et Fifa) il était question que les élections à la Fécafoot ne concernent plus des personnes physiques. Les textes au niveau fédéral avaient bien respecté ce principe. Mais au niveau des ligues décentralisées, il y avait cet article 4 qui était resté en vigueur, garantissant ipso facto l’élection des personnes en place voire au niveau fédéral. C’est la raison pour laquelle d’aucuns avaient estimé que c’était des textes anti-démocratiques.

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Suspension du Cameroun par la Fifa

L’annulation des élections dans neuf régions sur dix entraînait de facto, celle au niveau fédéral où, le 19 juin 2013, Iya Mohammed avait été élu nuitamment, même en son absence, parce que mis aux arrêts à la prison centrale de Kondengui. Iya Mohammed étant dans l’incapacité de continuer parce que privé de liberté, Seydou Mbombo Njoya a été fait président de la Fécafoot.

Mais, toute cette élection a été annulée par la commission des recours de la Fécafoot que présidait le magistrat Sonkeng. Au lendemain de cette annulation et de l’indisponibilité d’Iya Mohammed, des membres du Comité d’urgence de la Fécafoot ont estimé qu’ils devaient alors assurer l’intérim et organiser de nouvelles élections. John Begheni Ndeh, Francis Mveng, Alioum Aladji, Félix Nguelé Nguelé, Feu Antoine Depadoue Essomba Eyenga, feu David Mayebi tous membres de ce Comité d’urgence avaient pris possession du siège de la Fécafoot.

Puis le 4 juillet 2013 intervient la suspension du Cameroun par la Fifa au motif que des Forces de l’ordre avaient investi les locaux de la Fédération. Ce qu’elle avait qualifié d’ingérence et immixtion dans les locaux de la fédération. A ce moment, la Fifa est sous l’ère Blatter comme président et Jérôme Valcke, secrétaire général. La suspension du Cameroun est levée le 20 juillet 2013 avec la mise en place d’un Comité de normalisation, après une mission du gouvernement à Zurich au siège de la Fifa. Ce Comité de normalisation a été installé le 22 juillet 2013, avec à sa tête le Pr Joseph Owona, avec 10 autres membres, tous d’imminents juristes et acteurs du football. Un Comité de normalisation qui avait trois missions : gérer les affaires courantes, élaborer de nouveaux textes et organiser de nouvelles élections à la Fécafoot, avec un mandat de huit mois.

Seulement, ce comité ne réussira pas, puisque tous les textes qu’il a élaborés ont fait l’objet d’annulation de même que les élections liées à eux. Cet organe a fait adopter des textes le 5 août 2015 et c’est sur la base de ceux-ci que l’ensemble du processus électoral a été conduit jusqu’à l’élection de Tombi A Roko Sikidi comme président de la Fécafoot le 28 septembre 2015. Sauf que le 1er octobre 2015, saisie à nouveau par Etoile Filante de Garoua, la Cca a annulé de nouveau les textes adoptés le 5 août 2015, ayant guidé le processus électoral, puis plus tard l’ensemble du processus électoral.

Les acteurs du football, attendant l’exécution de cette sentence par Tombi A Roko Sidiki, ont eu la surprise de voir publier un communiqué radiopresse signé du ministre des Sports Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, le 18 novembre 2015. Un communiqué dans lequel il reconnaissait Tombi A Roko comme président de la Fécafoot, non sans rappeler que la Cca avait outrepassé ses compétences et ne devait en aucun cas statuer sur le cas Fécafoot. Le 9 décembre 2015, Etoile Filante de Garoua à travers son président, avait saisi le Tribunal arbitral du sport (Tas) d’une requête en appel contre la sentence de la Cca du 12 novembre 2015. Le 22 juillet 2016, Bernard Foucher a été désigné par la présidente de la Chambre d’appel comme arbitre unique. Il rendra une sentence le 27 février 2017 dans laquelle il déclare la requête d’Etoile Filante de Garoua irrecevable pour forclusion. Mais confirme la sentence de la Cca, qui avait déjà acquis autorité de la chose jugée pour n’avoir fait l’objet d’aucun appel.

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Rétropédalage de la Fifa

Entretemps, un nouvel exécutif est arrivé à la Fifa avec pour président Gianni Infantino. A la suite des correspondances d’Etoile Filante de Garoua exigeant l’exécution de la sentence du 15 novembre 2015, Fatma Samoura, la secrétaire générale de la Fifa, avait d’ailleurs indiqué que la Fifa ne traitait qu’avec ses associations et non des individus et que le problème posé par Etoile Filante était une affaire interne à la Fécafoot.

Sauf qu’à la suite de la sentence du Tas du 27 février dernier, des clubs amateurs du Cameroun ont écrit à la Fifa, le 28 mars 2017 pour indiquer leur surprise de voir que ladite sentence n’est toujours pas exécutée. Le 30 mars 2017, la Fifa sous la plume de Fatma Samoura, a répondu qu’elle était consciente des problèmes que connaît la Fécafoot et qu’elle était penchée dessus. Annonçait d’ailleurs l’arrivée au Cameroun dans les prochains jours de Veron Mosengo Omba, le responsable des associations Afrique et Caraïbes de la Fifa.

Pendant qu’on y était, des requêtes d’appel contre la sentence du 27 février 2017 ont été portées auprès du Tribunal fédéral suisse. En commençant pas Etoile Filante de Garoua contre l’irrecevabilité prononcée par Bernard Foucher sur sa requête pour forclusion alors que le Cnosc avait bien précisé que les délais d’appel étaient de 21 jours et non 20 comme il (juge unique) a prétendu. John Ndeh a aussi fait appel de cette sentence, parce que le juge unique a eu tort, selon lui, de parler d’irrecevabilité ; et qu’en allant au fond, c’est l’exécutif de 2009 qu’il représente qui devrait assurer la vacance reconnue par la Tas à la Fécafoot au cours de la procédure.

L’autre appel, celui de Tombi A Roko vise l’annulation de la sentence de la Cca du 12 novembre 2015 confirmée par celle du Tas du 27 février 2017. Selon des analystes, la Fifa, pour éviter « l’humiliation », veut anticiper en trouvant une solution consensuelle et amener les uns et les autres à retirer leurs différentes plaintes au Tribunal fédéral suisse et au Tas. Les Camerounais attendent avec impatience cette date du 8 juin 2017.

Achille Chountsa

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Tombi, et si c’était la fin ?

Décryptage. En convoquant des acteurs de la crise de la Fécafoot à Zurich, le président de la Fifa veut sans doute oeuvrer à une redistribution des cartes au sein de cette association. Le 30 mars 2017, la Fifa par le biais d’une correspondance adressée à l’Association des clubs Amateurs du Cameroun a rouvert le dossier Fécafoot en annonçant l’arrivée imminente d’un émissaire pour connaitre de la crise de leadership qui mine le football camerounais depuis de nombreuses années. « La Fifa veut lâcher Tombi », avait alors titré votre journal en suscitant une fois encore la réprobation de ceux qui accusent Le Jour d’empêcher le locataire de Tsinga de tourner en rond. Il y a pourtant une évidence qui suinte même si on la camoufle. Tombi a Roko n’est pas légalement le président de la Fécafoot puisque son élection a été invalidée par la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (Cca,) instance reconnue par la Fifa pour connaitre des litiges sportifs dans ses pays membres.

Mieux encore, cette sentence de la Cca a été confirmée par une décision du Tribunal Arbitral du Sport (Tas) datée du 27 février 2017. « Mais il faut savoir finir une guerre », s’est-on dit au sein de la classe dirigeante du pays qui s’est finalement résolue à accommoder un Tombi qui en plus a eu la bonne idée d’inspirer quelques lauriers avec nos sélections nationales. De son côté, la Fifa n’avait jamais voulu exécuter cette sentence et a continué à « commercer » tranquillement avec un dirigeant qu’elle savait pourtant illégitime.

Jusqu’à ce que la roue tourne et que Gianni Infantino s’installe à la tête de l’instance faîtière avec la ferme résolution de nettoyer une maison du football mondial rongée par la corruption. Le nouveau président a alors ciblé Issa Hayatou, alors inamovible président d’une Confédération Africaine de Football qu’il avait quasiment privatisé. Ainsi, Infantino a ardemment manoeuvré pour la chute du camerounais à qui il reprochait du reste de ne l’avoir pas soutenu lors de son élection à la Fifa. Hayatou tombé au profit d’Ahmed Ahmed, il reste maintenant au nouvel homme fort à bien quadriller le terrain pour éviter de faire prospérer une opposition latente au sein des fédérations africaines nostalgiques du patron déchu. On comprend alors le revirement de l’instance qui a remis le dossier Fécafoot au goût du jour alors qu’on croyait les carottes complètement cuites.

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La Fifa pourrait soutenir une nouvelle candidature Astucieux, le président d’Etoile Filante de Garoua, Abdouraman Hamadou, acteur majeur de cette crise, en a profité pour attaquer la Fifa auprès du Tas coupable selon d’avoir cautionné « l’usurpation à la tête de la Fécafoot ». Suffisant pour précipiter la réaction de la Fifa qui a décidé de convoquer directement ceux qu’elle considère comme les acteurs
essentiels de cette crise pour une résolution définitive du conflit. Qu’est-ce à dire ? D’abord que la Fifa reconnait clairement qu’il y a un problème Tombi et que ce président n’est pas légitime. Sinon on la verrait mal convoquer des camerounais à Zurich juste pour voir du pays et échanger quelques civilités.

Ensuite, la Fifa veut très certainement faire sans Tombi a Roko qui incarne la continuité d’un Iya Mohamed (l’ancien président de la Fécafoot aujourd’hui incarcéré) longtemps soutenu par Issa Hayatou. Il est très probable que Infantino s’attèle à éviter un Tombi bis et travaille à l’éclosion d’une véritable candidature alternative qui devrait trancher avec la profession de foi chimérique d’un Joseph Antoine Bell qui n’avait au départ aucune assise à la base. Mais dans l’intervalle il faudra trouver un nouvel modus vivendi pour restaurer la sérénité avant de nouvelles joutes électorales que l’on souhaite enfin transparentes.

Hiondi Nkam IV

“Le football camerounais n’est pas en crise”
Laurence Fotso. Le chef du département Communication et marketing de la Fécafoot analyse la convocation des acteurs du contentieux électoral à Zurich par la Fifa.

Quelle est la réaction de la Fecafoot à la suite de la convocation des acteurs du contentieux électoral à Genève par la Fifa ?

Nous pensons que la Fifa souhaite mettre fin aux tentatives de désordre organisées pour déstabiliser le football camerounais, comme c’est le cas pour la Fécafoot et le gouvernement. En tant qu’association membre, nous sommes en train de nous préparer pour aller l’informer autant que possible pour qu’elle puisse avoir tous les éléments nécessaires pour apprécier la situation. Il est question pour nous de démontrer que le football camerounais n’est pas en crise malgré ce qu’on veut faire croire. Nos différentes sélections nationales participent aux compétitions organisées par la Fifa et la Caf. Les Lions U-23 participent aux Jeux de la solidarité islamique et les Lions U-17 iront au Gabon pour prendre part à une compétition de la Caf et les Lions Indomptables vont bientôt faire leur entrée pour préparer la Coupe des Confédérations Russie 2018.

C’est une activité dense et même de succès. Je ne vois pas pourquoi on parlerait de crise. Parler de crise, c’est vouloir entretenir la théorie du chaos. Le président Tombi à Roko, le vice-président Luc Koa et le secrétaire général adjoint de la Fécafoot participent aux différents congrès. Ils ont pris part aujourd’hui (Hier, ndlr) au congrès de la Caf ; et du 10 au 11 mai 2017, sur invitation du président de la Fifa, ils participeront au congrès de l’instance faitière du football. Nous échangeons avec la Fifa et elle sait se reposer sur la Fécafoot pour obtenir les informations dont elle a besoin.

Quelles sont vos attentes ?

La Fifa reçoit des courriers de tout bord et lorsqu’on regarde bien ce dernier, on a l’impression qu’elle veut éviter une crise éventuelle. On ne saurait parler de crise parce que certaines  personnes se sont senties lésées au cours d’une élection supervisée par l’Etat du Cameroun, la Fifa, mais aussi la Caf. De plus, nous avons été interpellés par plusieurs acteurs du football local qui ne reconnaissent pas les différentes personnes invitées comme leurs ambassadeurs. C’est en quelque sorte une réunion de recadrage. Ce que je trouve important.

Il est courant d’entendre parler de la Fécafoot comme un organe isolé or, c’est une famille avec des personnes physiques et morales qui veulent faire entendre leur voix. Ces personnes ont exprimé un ras-le-bol, la Fifa entend leurs cris, tout comme la Fécafoot. La Fifa veut assainir le football camerounais tout comme la Fécafoot avec le soutien du gouvernement.

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Nous avons toujours travaillé en respect des textes et statuts de la Fifa. C’est à ceux qui ont quelque chose à dire de prouver leur légitimité et le poids qu’ils auraient entant qu’acteurs. Nous sommes dans une dynamique de victoire et nous souhaitons continuer de travailler dans la sérénité avec en ligne de mire l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun 2019.

Caristan Isseri à Maben

Foot : comme d’habitude...

La petite euphorie à laquelle les populations camerounaises, en général, et les amoureux de football qui essaiment aux quatre coins de notre pays, en particulier, ont goûté, lors de la Coupe de la CAN, remportée récemment par les nôtres, aura été de très courte durée. Et c’est bien dommage. En effet, après sa longue traversée du désert, notre football pouvait trouver dans cet événement, non pas forcément sa plus grande gloire, mais, du moins, une belle source de motivations susceptibles de l’aider à se départir, enfin et de manière durable, de la plupart de ses mauvaises habitudes. Ainsi, il était raisonnable de penser que cette victoire gabonaise servirait de prétexte valable, à ceux de nos compatriotes qui s’occupent de ce sport, pour renoncer à la mauvaise gestion des ressources, aux  tripatouillages  et à ces autres pratiques mafieuses qui ont fait des Lions Indomptables, si célèbres et si redoutés naguère, la risée du football, aussi bien en Afrique qu’à travers le monde.

A ce propos, les faits parlaient d’euxmêmes. L’équipe camerounaise n’arrivait plus à se qualifier pour la phase finale de la CAN ; quand elle y allait, c’était pour en sortir au premier tour. A la Coupe du monde, c’est le ridicule qui ne tuait pas ; personne ne s’en faisait plus la moindre illusion : on parlait plus des primes à verser aux joueurs, des chambres d’hôtel luxueuses impayées, des bagarres de rue et des coups de tête en plein stade, que des passes, des dribbles, des shoots ou des buts qu’on ne marquait plus. Pour une équipe qui, des dizaines d’années en arrière, avait remporté à quatre reprises la Coupe de la CAN, qui faisait jeu égal avec l’Italie, la Pologne, le Pérou, qui battait la Colombie ou l’Argentine de Diego Maradona, la descente aux enfers ne pouvait être ni plus pénible, ni plus  profonde...

Oui, en renouant avec la victoire au Gabon, le football camerounais pouvait à nouveau se ménager un nouveau départ, en reprenant goût au travail bien fait, en s’appuyant sur des encadreurs dévoués, honnêtes et cultivant l’esprit d’initiative, en formant une équipe qui compte, non plus des vedettes et stars, des frères ou des cousins du capitaine, mais, des joueurs disponibles, disciplinés et très talentueux.

Malheureusement, les lendemains de cette victoire gabonaise portent déjà des fruits qui ne correspondent pas aux promesses des fleurs. Comme d’habitude, notre football a recouvré les mêmes chemins tortueux qui conduisent au pillage organisé, à la combine permanente, aux défaites successives et à la honte. Cela était déjà visible avec ce fameux tour que la Coupe de la CAN remportée devait effectuer à travers les dix Régions du pays.

Qu’est-ce que des Camerounais peuvent être heureux dans la bêtise collective ! Non seulement ce périple national de la Coupe CAN ne servait pas à grand-chose, mais encore, son coût exorbitant – on parle d’un bon demi-milliard de francs – n’est pas du tout justifiable. Notre football n’a pas le droit de dépenser tant d’argent, alors que notre pays, qui s’apprête à accueillir la CAN dans quelques mois, en a tant besoin pour les finitions des stades en construction. Inutile de signaler que le périple se poursuivait, pendant que la plupart de nos joueurs victorieux avaient déjà rejoint les clubs étrangers respectifs qui les utilisent. Bien entendu, l’affaire était devenue celle des « accompagnateurs », c’est-à-dire, les fonctionnaires en déplacement, touchant leurs frais de mission, logés, nourris et véhiculés, sans bourse délier.

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Comme d’habitude !... Comme cela s’est toujours fait !... Ensuite, la récente défaite des nôtres face au Onze guinéen, en Belgique, a rapporté d’autres preuves que notre football, même après notre victoire gabonaise, est resté, à quelques variantes près, comme d’habitude, avec ses notes de chambres d’hôtel et de repas jamais réglées à temps, avec sa caravane immense d’accompagnateurs inutiles, mais, qui sont, en réalité, ces agents de l’ombre dont le grand nombre aide à organiser des coups fumants.

D’ordinaire si discret, notre sélectionneur national a parlé haut et fort de choses très désagréables... Nos dirigeants de football parlent, eux, de « petits malentendus ». Comme d’habitude...

Patrice Etoundi Mballa

Votre avis
Qu’attendez-vous de la réunion convoquée par la Fifa ?

“Le bien du football”
Joseph Antoine Bell, président de Bandjoun Fc

Il était temps, même si on peut quelque part regretter ou s’étonner qu’une telle réunion n’ait pas pu être l’initiative des Camerounais, quel qu’il soit. Encore une fois, une bande de Camerounais va se déplacer pour aller discuter de leurs problèmes devant des étrangers sans avoir jamais essayé d’en discuter entre eux. La seule fois où ils l’ont fait, ils ont accouché d’un faux consensus, en ayant écarté des protagonistes de l’affaire. Ils nous ont sortis un consensus fait entre des gens de la même famille. Encore heureux qu’Abdouraman ait gardé la lucidité, inspiré certainement par le divin, qui lui a fait dire à ce consensus, qu’il ne pouvait pas s’entendre avec ses seuls amis d’hier et prétendre que ça soignerait le football camerounais. C’est grâce à la perspicacité d’Abdouraman que les autres n’ont pas été balayés comme des gens qui ne sont jamais contents.

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La lettre de la Fifa est claire. C’est surtout elle qui montre les attentes de ceux qui l’ont rédigée. Le rédacteur de la lettre dit clairement que c’est pour le bien du football camerounais. Mais il y en a qui ont estimé depuis plusieurs années qu’ils pouvaient faire le bien du football camerounais contre une partie des acteurs, ou dans une partie de concitoyens intéressés et hautement qualifiés. Je ne dirai pas qu’il y ait un nouveau départ. Ce qu’on en attend, c’est qu’enfin il y ait un départ du football camerounais, parce que ne confondons pas les titres avec la marche. Tout le monde sait que nous avons 210 associations à la Coupe du monde, mais il n’y a qu’un seul champion du monde. Si la marche du football se jugeait au titre, ça voudrais dire qu’il n’y a qu’un seul pays tous les quatre ans qui peut dire que son football marche bien. Or, c’est faux. Donc, le football peut marcher bien sans avoir de titre et il peut marcher mal en ayant un titre. On doit prier pour que ce soit un grand et franc départ pour notre football.

“Que la sentence s’exécute”
Akoué Epié Domingo, président de Jeunesse Star de Yaoundé

A la lecture de la lettre de la Fifa, nous ne pouvons pas dire que nous sommes satisfaits, parce que ce n’est pas une conciliation que nous voulons. Il y a une sentence qui est là. Nous nous attendions à ce que la Fifa dise que par rapport à l’article 54 de ses Statuts, qu’une sentence, ça s’exécute sans discussion.

Malheureusement, ils ont envoyé cette lettre. Mais comme nous ne sommes là que pour chercher des solutions pour le bon développement de ce football, nous irons écouter, en principe, ce qu’on va nous dire. Sauf que cette lettre commence par « vu la sentence du Tas du 27 février 2017… ». Comme c’est l’introduction de cette lettre, nous sommes rassurés. Tout ce qui est écrit en bas n’est que subsidiaire. On veut utiliser ces présidents de clubs amateurs pour se combattre entre eux. C’est désolant. Ces imposteurs ont pondu une correspondance et ont procédé par intimidation des présidents de clubs, l’association des entraîneurs et même des arbitres à signer pour envoyer à la Fifa. Cela n’a pas empêché l’arrivée de la lettre du 03 mai.

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En ce moment ces imposteurs ont écrit une pétition et sont en train de forcer des présidents de clubs et autres acteurs du football à signer pour faire chorus derrière eux. Mais, je voudrais vous dire que le nombre ne fait pas le droit. Nous avons juste demandé à la Fifa si elle sait qu’il y a une sentence. J’attire l’attention des présidents de clubs, dont certains dits professionnels, que ce n’est pas la meilleure façon pour eux de sauver notre football. Nous sommes prêts à aller écouter la Fifa.

Si ça n’entre pas dans l’intérêt du football, nous allons dénoncer. Au cas contraire, nous allons applaudir. Si c’était une affaire individuelle, c’est qu’Abdouraman et moi ne sommes plus dans ce combat. On nous a tout proposé. Mais, nous avons dit qu’il faut sauver le soldat football. Nous pensons qu’il faudrait et nous sommes toujours persuadés que le gouvernement nous a demandé de respecter les lois  camerounaises.

Nous avons la lettre du Minsep du 20 juin 2015 qui rappelle que sur hautes instructions du Premier ministre chef du gouvernement, il a demandé à tous les acteurs prenant part au processus électoral de respecter les lois du Cameroun, les différentes sentences de la Cca. Le même gouvernement ne peut pas se dédire aujourd’hui. Nous avons cette correspondance et c’est le même processus électoral qui continue. C’est aussi ça que nous brandissons en disant que c’est le gouvernement qui l’a écrit ».

Propos recueillis par A.C.

  • Hits : [ 4017 ] 13 Mai 2017 00:52:00

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