GHANA :: Can 2016, Couacs. Les mauvais points

Can 2016, Couacs. Les mauvais points

ghana,can,2016,couacs,les,mauvais,points,GHANA :: Can 2016, Couacs. Les mauvais pointsComme dans toute organisation, certaines zones d’ombre ont été constatées, et qui auraient pu salir la réputation de ceux qui voulaient bien faire. Les populations de Limbé n’ont pas eu le temps de jubiler pour le choix de leur ville comme site devant abriter la compétition. Ils se sont vus déguerpir quelques jours seulement avant le début, pour ceux dont les habitations et autres petits commerces étaient à
proximité de la chaussée.

Comme un seul homme, ces riverains ont pris la décision de laisser vides les gradins du stade pendant les matches de la poule B. Un bras de fer géant a donc été engagé entre les populations et les autorités, qui ont pris la décision du déguerpissement et de « lutter contre le désordre urbain », disait Georges Zang III, le préfet du Fako. L’autre élément des décisions administratives, c’était celle qui mettait des barrières à plus de deux kilomètres à la ronde des stades les jours des matches, contraignant les inconditionnels même véhiculés à une marche à pieds décourageante, alors que des parkings ont été  aménagés aux alentours de ces stades.

Les absences des icônes à Limbé

Entre autres réclamations des inconditionnels du stade de Ngueme, qui ont malgré tout bravé les interdits pour meubler les gradins, il y avait l’absence de Lili, la mascotte qui a visiblement choisi de stationner dans la capitale, avec les autres ministres de la République et même le président de la CAF. Une heure séparait les matches programmés dans un même stade, et les spectateurs n’avaient pas droit au moindre spectacle, malgré la panoplie d’artistes que compte le Cameroun.

La presse et le protocole d’Etat

Le traitement de la presse n’a pas été princier. Au contraire ! Alors que le président de la CAF, Issa Hayatou le martelait dans une interview qu’il accordait à quatre journalistes en pleine CAN pour les 20 ans du quotidien Mutations : « Les organisateurs et la CAF doivent remercier la presse pour le grand boulot fait pour que cette compétition ait ce niveau et que le football féminin continental soit respecté dans le monde. C’est grâce à vous les hommes de la presse ». Ces mots n’ont certainement pas été entendus par les personnes interpellés car, les hommes de médias ont été royalement ignorés.

Le protocole d’Etat du Cameroun aussi était encombrant. Pour les cérémonies d’ouverture et de clôture, les gardes de Paul Biya se sont invités, imposant d’autres imprévus des compétitions continentales ou mondiales. Résultat, pas de photo officielle pour cette CAN féminine comme cela a souvent été le cas. Le président de la République est resté dans sa loge au lieu d’être sur la pelouse au moment M. La fanfare de la garde présidentielle s’est même donnée le permis de chanter une chanson pour le président pendant les deux premières minutes de la grande finale, au grand désarroi des officiels de la CAF, furieux.

  • Hits : [ 1678 ] 09 Dec 2016 11:57:00

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