FRANCE :: Fifa Retro: Pogba, un penalty lent... et insolent !

Fifa Retro: Pogba, un penalty lent... et insolent !

FRANCE::Fifa Retro: Pogba, un penalty lent... et insolent !::FRANCEFIFA.com vous propose une vidéo inédite du milieu de terrain français Paul Pogba. Lors de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Turquie 2013, le capitaine des Bleuets est le premier à s'élancer dans la séance de tirs au but en finale face à l'Uruguay...

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Aura-t-il le même culot s'il tire un penalty au Brésil ?

Après la rencontre remportée par les Français, celui que l'on surnomme La Pioche a soulevé le trophée de champion du monde, mais a également été désigné Ballon d'Or adidas. FIFA.com l'avait rencontré des trophées plein les bras et, comme toujours, le sourire aux lèvres !

Retrouvez son interview ci-dessous : 

Paul, vous êtes champion du monde, et aux tirs au but, avec toute l’émotion que cela suppose. Quel est le sentiment après une telle performance ?
 Que dire… il n’y a pas de phrase, pas de mot, c’est magnifique, j’arrive à peine à parler. Je suis vraiment content, on l’est tous, heureux que ça se termine de cette manière. C’est exceptionnel.

On vous a vu parler durant la prolongation et avant les tirs au but à chacun de vos coéquipiers, un par un. Que leur avez-vous dit ?
 J’ai dit à tout le monde : 'on est arrivé jusqu’en finale, ce n’est pas maintenant qu’on va s’arrêter. On n’a pas encore gagné donc on n’a pas le droit de s’arrêter. C’est maintenant qu’il faut tout donner, chacun pour ses partenaires.' Et ça s'est bien passé. On était tous dans le bon état d’esprit, et au final, on est champions du monde.

Sur votre tir au but, avez-vous tenté de battre le record du monde de lenteur dans la course d’élan, avec vos tout petits pas ?
 (rires) Ah ça ! C’est ma façon de tirer bien personnelle. Je me suis toujours entraîné comme ça. Pour l’instant, ça marche bien, je n’ai pas encore raté un penalty ! Ça m’aide beaucoup. C’est un duel entre le gardien et moi. Je regarde, je regarde, j’attends… Je sais qu’un gardien est impatient de plonger, et quand je vois qu’il commence à bouger, je tire de l’autre côté. J’ai toujours tiré comme ça, même à la Juventus à l’entraînement, j’utilise la même technique. L’entraîneur a toujours peur quand je tire les penalties, mais il me fait confiance, parce que je n’ai encore jamais raté.

En finale, vous avez fait un match exceptionnel, et vous n’avez quasiment rien raté. Sent-on dès le premier ballon touché qu’on est dans un grand jour ?
 Franchement, je n’y ai pas vraiment pensé, et c’était la performance de l’équipe le plus important. On a tous fait un beau match, et on a été récompensés.

Mais le trophée de Ballon d’Or adidas n’a pas été donné à toute l’équipe. Seulement à vous…
C’est vrai ! J’étais vraiment dedans, j’étais très concentré. Et puis une finale de Coupe du Monde, il ne faut pas la louper, surtout qu’on nous attendait, et peut-être moi encore plus. Dès le début, j’étais décidé, et ça s’est vu dès mes premiers ballons touchés. J’en ai été récompensé avec le titre de champion du monde et ce trophée individuel.

Avez-vous ressenti une pression spéciale autour de vous en particulier durant le tournoi ?
 Franchement, oui. Même à la conférence de presse d’avant-match avec l’Uruguay, leur entraîneur parlait de moi comme… (il hésite) je ne dirais pas le mot "star", mais en tout cas j’ai compris que j’étais leur cible. Mais ça s’est très bien passé. J’ai quand même fait des erreurs, notamment une ouverture manquée pour Lucas Digne. Le match n’était pas parfait, on peut toujours faire plus et faire mieux. Et j’espère encore le faire à l’avenir.

Justement, au micro de FIFA.com, votre entraîneur Pierre Mankowski avait confié qu’il attendait encore plus de vous, que vous n’aviez pas encore apporté tout ce que vous devriez, et que vous jouiez encore parfois trop compliqué. A-t-il eu un discours particulier avant ce match ?
Il me rappelle toujours ça ! Mais c’est dans mon caractère, j’essaie toujours de bien faire, de mieux faire, et parfois trop en faire. Mais c’est une chose qui va me servir : il faut être simple. Ça vient avec l’expérience. Plus on joue de matches, plus on commence à comprendre le jeu et à faire seulement les gestes justes. C’est là qu’on voit les grands joueurs, les Xavi, les Andrés Iniesta, les Abou Diaby, les Yaya Touré... Je sais qu’il y a encore beaucoup de boulot. Mais pour l’instant, je suis juste heureux d’être Ballon d’Or du tournoi et d’être champion du monde.

Vous avez évolué sous le regard d’un ancien joueur qui a été champion du monde comme vous et qui jouait à la Juventus, comme vous. Un certain Didier Deschamps…
(rires) Je n’y avais pas pensé ! Et en plus au même poste, et en tant que capitaine, ça fait beaucoup de points communs ! Ça me fait vraiment plaisir. Joueur de la Juve et champion du monde sous ses yeux, c’est très beau. Il est venu nous parler à l’hôtel avant le match, nous a dit quelques mots pour nous encourager. Et ça a marché…

Vous êtes issu d’une famille de footballeurs. Vos deux frères aînés sont aussi professionnels, même si pour l’instant, ils n’ont pas réussi aussi bien que vous. Ce titre de champion du monde est-il aussi pour eux, qui vivent ce rêve à travers votre parcours ?
 J’ai déjà eu mes frères au téléphone ! Ils sont vraiment très heureux pour moi, mais ils ne sont pas surpris. Ils m’ont dit qu’ils savaient que j’allais y parvenir, qu’ils avaient vu ça dans ma détermination. Sans eux, sans ma famille, je n’aurais jamais été là, et ils le savent. Donc ce titre est aussi pour eux, c’est une manière pour moi de les remercier, eux et tous mes proches qui sont toujours derrière moi. Sans eux, je ne pourrais pas être là, je ne pourrais pas avancer, et je ne pourrais pas être celui que je suis sur le terrain, et je n’aurais jamais pu gagner une Coupe du Monde…

  • Hits : [ 2045 ] 21 Mai 2014 11:21:38

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