Décryptage. Pourquoi Mbia s’en va en Chine :: CHINA

Décryptage. Pourquoi Mbia s’en va en Chine

decryptage,pourquoi,mbia,sen,chine,china,Décryptage. Pourquoi Mbia s’en va en Chine :: CHINAD’abord soucieux de renflouer son compte bancaire, le capitaine des Lions a aussi l’occasion de découvrir un championnat qui monte en puissance. «IL faut bien considérer que je n’ai plus 20 ans, aujourd’hui je dois penser à mettre ma famille à l’abri du besoin, l’aspect financier est donc important dans mes choix ». Voici la substance d’un propos à nous tenu par Stéphane Mbia il y a trois ans alors qu’il bouclait son bail chez les Anglais de Queens Park Rangers. Passé par Séville où il s’est adjugé deux Europa League en 2 ans, l’ancien Marseillais doit bien se dire qu’il est temps d’en mettre suffisamment dans le grenier pour se prémunir d’une retraite qui déchante.

Agé de 29 ans, Stéphane Mbia, qui possède la double nationalité franco-camerounaise, avait déjà émerveillé son monde en optant pour la Turquie lors du dernier Mercato d’été alors même qu’il était sur les tablettes de plusieurs clubs italiens. Avec un contrat ficelé à près de deux milliards de FCFA par an, « Chic Choc » (comme l’appelle ses amis) n’allait pas sur le Bosphore pour voir du pays. Mais son club Trabzonspor habitué comme de nombreux clubs turcs aux contorsions financières a différé le paiement de son salaire au point d’accumuler 6 mois d’arriérés.

C’en était trop pour Mbia qui a préféré rompre son contrat pour sauter dans le premier avion en destination de l’Empire du milieu. La belle affaire financière Il s'est engagé avec le Hebei China Fortune FC, qui vient juste d'acquérir l'attaquant ivoirien Gervinho. Aucun montant de transfert n'a été annoncé, mais le site internet Transfermarkt a assuré que le club chinois a payé 4 millions d'euros pour s'attacher les services de Mbia.

Dans l’affaire, le joueur est loin de perdre au change sur le strict plan financier. Outre le chèque conséquent qu’il a empoché de son ancien club (on parle de plus de 500 milliards FCFA), Mbia est annoncé en Chine pour un salaire annuel de plus de 3 milliards de FCFA. «Ravi de rejoindre Hebei China Fortune. Prêt pour cette aventure», a déclaré le joueur sur son compte Twitter juste après sa signature. S’il n’a  plus à se plaindre pour son portefeuille, Stéphane Mbia ne saurait occulter la question cruciale de son rendement sportif dans un championnat Chinois qui cherche encore sa voie. « Je ne me suis pas posé la question », avoue le capitaine des Lions Indomptables qui estime que l’important est de rester compétitif. « Ce type de joueur a une expérience qui permet de compenser », fait remarquer Michel Dussuyer le sélectionneur de la Cote d’Ivoire qui tient à relativiser le transfert « exotique » de Gervinho le principal atout offensif des Eléphants.

Asamoah Gyan qui évolue au Shanghai SIPG depuis l’année dernière avec à la clé un salaire annuel qui frôle les 10 milliards de FCFA est resté capitaine des Black Stars avec des performances qui sont loin de  décliner. Peut-on dès lors encore parler de la Ligue Chinoise en de simples termes de curiosités ? Dans les faits, le pays de Confucius s’éveille au football. Gervinho et Stéphane Mbia font partie d'une vague d'arrivée de joueurs de renom dans une Chinese Super League au pouvoir financier croissant.

La Chine, nouvel El Dorado ?

Peu avant les deux africains, le milieu brésilien de Chelsea Ramires s'était engagé avec le Jiangsu Suning pour 28 millions d'euros, devenant le joueur le plus cher de l'histoire de la ligue chinoise. L'international colombien de l'Inter Milan, Fredy Guarin, avait signé pour le Shanghai Greenland Shenhua. Même des clubs bien plus modestes font actuellement de juteuses affaires avec la Chine, engagée
dans un vaste chantier de développement du football, avec en ligne de mire l'organisation du Mondial 2026, quatre ans après les Jeux d'hiver de Pékin.

La frénésie d'achats de joueurs étrangers (limités à cinq par club dont au moins un issu de la Confédération asiatique) est l'un des signaux forts de la politique volontariste initiée au plus haut sommet de l'Etat (le numéro un chinois, Xi Jinping, est un fan de la Premier League). Elle s'explique par les nouveaux moyens de la Chinese Super League (CSL), le Championnat à seize clubs qui reprend le 4 mars. Les clubs ont désormais plus de ressources pour se renforcer. La société de capital investissement China Media Capital (CMC) a aligné 1,1 milliards pour acquérir les droits TV du championnat. Dès 2016 cette société dépense 140 M€ contre... 7M€ en 2015 (20 fois plus !).

  • Hits : [ 12909 ] 03 Fev 2016 16:29:00

REAGISSEZ A CET ARTICLE


Cameroun Vs Zimbabwé le mardi 10 janvier dès 18 heures
Publicité
Publicité