CONGO :: JA 2015, Leçons de Brazza: Petite leçon d’histoire pour commencer.

JA 2015, Leçons de Brazza: Petite leçon d’histoire pour commencer.

congo,2015,lecons,brazza,petite,lecon,dhistoire,pour,commencer,CONGO :: JA 2015, Leçons de Brazza: Petite leçon d’histoire pour commencer.Les jeux Africains sont nés à Brazzaville. Initiateur des Jeux Olympiques, le baron Pierre de Coubertin espérait qu’ils se tiennent à Alger en 1925, un an après les Jeux olympiques de Paris. Mais les premiers Jeux africains ont dû attendre les indépendances pour prendre, en 1965, le relais des Jeux de l’amitié (qui étaient réservés aux pays francophones).

Le 18 juillet 1965 donc, le président congolais Alphonse Massamba-Debat déclara solennellement ouverts les premiers Jeux africains qui regroupaient 30 délégations qui s’affrontaient dans dix disciplines. 50 ans plus tard, Dennis Sassou Nguesso, l’actuel président de la République du Congo ne boude pas son plaisir d’accueillir à nouveau la jeunesse sportive sur ses terres. Les jeux ont pris de l’ampleur et le

Congo a dû mettre les petits plats dans les grands pour honorer les 51 délégations et les milliers d’athlètes inscrits à cette quinzaine olympique. Des infrastructures sportives modernes ont été construites à Kintélé, une banlieue nord de Brazzaville.

L’Etat congolais a consenti un investissement de plus de 400 milliards de FCFA pour permettre à la jeunesse africaine d’évoluer dans de conditions sportives optimales. Situé à 15 km au nord de la capitale, le complexe sportif de Kintélé s’étend sur 80 hectares.

Outre le stade olympique (véritable bijou de 60.000 places), il dispose également d’un palais des sports de plus de 10 000 places, d’un centre nautique pouvant accueillir plus de 2 000 spectateurs, d’un  immeuble pour l’administration et les médias, ainsi que d’autres équipements, notamment médicaux et logistiques, nécessaires au bon déroulement d’une compétition de cette envergure.

Toujours à la traine Attribués pour la première fois au Congo le 3 septembre 2011 à Maputo par le Conseil supérieur du sport en Afrique (CSSA), l’Union africaine devenue propriétaire des Jeux après la dissolution du CSSA, a confirmé le choix de Brazzaville dans un protocole d’accord signé le 23 novembre 2013. Le Congo Brazzaville a donc matériellement eu deux années pour se préparer. Et le résultat est

là. Etincelant. Preuve une fois de plus qu’avec un minimum de volonté politique et de sérieux, il est possible d’organiser une compétition majeure sans ameuter la planète entière sur des questions ridicules de pluviométrie. En fait, la réussite congolaise parle au Cameroun.

Le pays de Paul Biya a sollicité et obtenu l’organisation de la CAN féminine de 2016 initialement prévue du 8 au 22 octobre 2016. Mais avant même d’avoir esquissé le premier coup de pioche relatif à son cahier de charge, des émissaires du pays se sont rués à la Confédération Africaine de Football pour solliciter un report de 6 mois à un an sous le prétexte d’une pluviométrie exacerbée à Yaoundé au mois d’Octobre. Insensible à ces jérémiades, la CAF n’a cédé qu’un mois de plus et la compétition a finalement été callée pour le 19 au 3 Décembre 2016.

Le Cameroun sera-t-il prêt pour cette première compétition majeure de football organisée en son sol depuis la CAN de 1972 ? A 14 mois de l’événement, rien n’incite à l’optimisme. Aucun signe ne semble  indiquer un regain de conscience d’une administration toujours amorphe et léthargique. En dehors du Stade de Limbé construit par les Chinois, le plateau infrastructurel Camerounais se distingue toujours par la désuétude et l’obsolescence et la CAF menace de se choisir un autre pays pour ce grand rendez- vous du football féminin.

Pris d’une boulimie soudaine pour les grands événements sportifs, l’administration Biya a aussi gagné le droit d’organiser la CAN 2019 en dépit d’un dossier bâclé ou le pittoresque le disputait à l’amateurisme. Mais là aussi les choses trainent.

Le grand Stade Paul Biya annoncé à Olembe dans la banlieue de Yaoundé reste un joyau virtuel. D’abord localisé sur une zone marécageuse, le site retenu pour le Stade de Douala a été changé et on attend toujours le début effectif des travaux.

Comme à son habitude, le Cameroun piétine sur ce dossier où aucune approximation n’est tolérée. Le pays vient d’ailleurs de se lancer dans une course effrénée contre 500 milliards nécessaires pour construire ses stades. Sans aucune garantiede les avoir dans les délais. Il se dit pourtant que le président Biya tient à la réussite de ces deux événements sportifs dont il a confié l’organisation à des hommes de confiance. Mais comme pour ses grands chantiers, le sphinx de Mvomeka’a risque fort bien de déchanter.

Sassou Nguesso s’est octroyé une « trêve olympique » pour espérer modifier la constitution et se représenter en 2017. S’il n’a pas encore gagné son pari, il aura au moins des arguments à faire valoir.

Chantre d’un pouvoir spectral et perpétuel Paul Biya voudrait lui aussi servir des jeux à son peuple pour le détourner des vicissitudes d’un quotidien exécrable. Il n’est même pas sûr qu’il puisse se payer cet opium. Tant son administration brille par la sclérose. Regardez-donc vers Brazza !

  • Hits : [ 2426 ] 09 Sep 2015 15:29:00

REAGISSEZ A CET ARTICLE


Cameroun Vs Zimbabwé le mardi 10 janvier dès 18 heures
Publicité
Publicité