ROYAUME-UNI :: Joslain Mayebi: “Je suis prêt à donner ma vie” :: UNITED KINGDOM

Joslain Mayebi: “Je suis prêt à donner ma vie”

royaume,uni,joslain,mayebi,suis,pret,donner,vie,united,kingdom,ROYAUME-UNI :: Joslain Mayebi: “Je suis prêt à donner ma vie” :: UNITED KINGDOMPar amour pour les Lions, il a payé des billets d’avion pour rejoindre la sélection.

Que répondez-vous à ceux qui se demandent aujourd’hui où est passé Joslain Mayebi ?

Je suis toujours en Angleterre, c’est vrai que j’ai quitté l’équipe nationale du Cameroun en 2013 suite à une blessure, mais, je suis en Angleterre et mon actualité n’a pas changé, même si j’ai changé de club.

Vous avez quitté Wrexham…

Je ne suis plus à Wrexham (cinquième division anglaise), je suis maintenant à Kidderminster Harrier football club (une équipe de cinquième division en Grande Bretagne, Ndlr). Je joue dans cette équipe, mais, je vais certainement trouver un autre club.

Et pour ce qui est de la suite de votre carrière ?

Il ne faut pas oublier que je n’ai que 27 ans, ce qui veut dire que je peux encore avoir une belle carrière. Je reste un jeune gardien et j’aspire à aller où vous pourrez mieux me voir, parce que c’est ça l’idéal pour tout le monde. Il me faut avoir beaucoup plus de visibilité, parce qu’on ne suit pas beaucoup le championnat anglais. Mais, je ne me mets aucune pression. Si ça peut arriver aujourd’hui, ça arrive.

Quelle idée avez-vous de l’équipe nationale de football du Cameroun, quand vous la voyez aujourd’hui ?

Je suis content de voir cette équipe, parce qu’il y a beaucoup de jeunes joueurs ; c’est une très bonne chose, dans la mesure où, il y a une époque, plusieurs personnes estimaient que cette équipe était vieillissante. Maintenant, l’équipe a été rajeunie, donc, c’est une nouvelle cuvée et c’est toujours bien de faire avec des jeunes expérimentés. C’est une nouvelle génération, et donc, il faut lui donner le temps.

Qu’est-ce que ça vous a fait de quitter l’équipe à cause d’une blessure ?

Ça a été la chose la plus difficile pour moi, parce que, quitter la sélection à cause d’une blessure est quelque chose d’inacceptable, quand on imagine tout ce qu’on est venu apporter à cette formation. En plus, pour une fois, j’étais en position idéale. Bon, les choses se sont passées comme elles se sont passées, mais, c’est le football, je ne me plaints pas, c’est la vie, quoi ! Maintenant, c’est derrière moi et seul le présent compte aujourd’hui.

Est-ce que vous avez pensé que c’était la magie noire ?

Honnêtement, non. Non parce que j’ai eu des prémices. Lesquels ? J’ai eu mal au pied pendant près de deux ans, mais, j’ai forcé, parce que le football c’est toute ma vie et je ne comptais pas laisser. Je n’ai pas écouté mon corps et j’ai payé. En plus, j’avais privilégié la sélection nationale.

Que pouvez-vous sacrifier pour cette équipe ?

Je suis prêt à tout donner, je suis prêt à donner ma vie, s’il le faut, quand il faut défendre les couleurs du Cameroun. J’aime le Cameroun, j’aime mon pays et quand on a joué pour le Cameroun une seule fois dans sa vie, on ne peut pas bouder son plaisir de le défendre. Ce maillot représente beaucoup, parce que, moi, j’ai vécu et grandi au Cameroun. En plus, le football c’est toute ma vie. Je me souviens, j’ai regardé la Coupe du Monde de Roger Milla, Thomas Nkono (1990, alors âgé de trois ans, Ndlr) étant tout petit ; je l’ai aussi fait en 1994 et cela m’a donné de la fièvre. Mon père étant footballeur (David Mayebi, Ndlr), le football c’est toute ma vie. Je vais être clair : l’équipe nationale du Cameroun représente beaucoup pour moi. Je vais d’ailleurs vous dire que j’ai payé mes billets d’avion pour venir jouer avec l’équipe nationale du Cameroun quand j’étais cadet. Je l’ai fait par amour pour mon pays, par amour pour ma patrie. Aujourd’hui que les choses se sont améliorées, je ne bouderai jamais mon plaisir, chaque fois qu’il s’agira de défendre les couleurs du Cameroun.

Avez-vous des rapports avec l’actuel sélectionneur national Volker Finke ?

Malheureusement, non. Parce qu’il a été nommé juste après que j’ai quitté l’équipe nationale sur blessure en 2013. L’actuel staff, je ne le connais pas.

Quel regard portez-vous sur le football camerounais en général ?

Je pense que les choses auraient pu être mieux faites. Je suis footballeur et je pense que c’est difficile pour un football de donner le meilleur de lui-même et de ne pas être payé. Ceci fait que le niveau prend forcément un coup, dans la mesure où un joueur mal payé ne peut pas se donner à fond.

Pourquoi le dites-vous ?

En fait, le football a aussi un aspect psychologique qu’on ne peut pas négliger.

Est-ce que vous avez regardé la Coupe du Monde des Lionnes au Canada ?

Ah oui ! Absolument. D’ailleurs, je ne dormais pas la nuit parce que j’attendais leurs matchs. C’est important pour moi, parce que, étant footballeur professionnel, je sais ce qu’elles ont vécu. Je leur tire un vrai coup de chapeau, parce que, faire ce qu’elles ont fait, c’est pas évident. Surtout qu’entre leur Can et leur Coupe du Monde, j’ai observé qu’il y a eu un progrès important. Chapeau à l’entraîneur et au staff des Lionnes.

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